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DE BIZERTE ET SA RÉGION
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HISTOIRE DE BIZERTE ET DE LA TUNISIE

Nous ne pouvons pas parler de l’histoire de Bizerte sans parler de l’histoire du pays, les deux sont liées dans les prospérités et les décadences.
Bizerte ville de l’extrême Nord du continent africain , a eu au cours de son histoire plusieurs noms dont les plus connus sont Hippo Acra, Hippo Diaritus, Hippo Zaritus, Banzart (en arabe, dérive d'une déformation phonétique de son nom antique) et Bizerte nom donné en Français.
Il y a environ 31 siècles les Phéniciens fondent à son emplacement un petit de comptoir de commerce. Elle restera un comptoir de commerce phénicien pendant 9 siècles jusque 202 av J.-C. où Hannibal essuie une cuisante défaite à Zama contre les forces romaines de Scipion allié au roi Numide Massinissa. Bizerte est occupée par les Romains, sous le nom de Hippo Diarrhytus ou Zaritus. La ville voit son territoire passer à Utique qui a pris le parti de Rome. Bizerte devient romaine est connaît une prospérité sous la Pax Romana, comme tout le pays qui connaîtra lui aussi paix et prospérité pendant plusieurs siècles, jusqu’à la décadence générale de l’empire romain au IVème siècle. En 429, plus de 100 000 Vandales Ariens de Genséric (peuple d’origine germanique) passent les colonnes d'Hercule (détroit de Gibraltar) et font la conquête des 4 provinces romaines d’Afrique du Nord (après des tentatives d’invasion des Goths d'Alaric en 410 et des Wisigoths d'Espagne à Gabès). La majorité de ces Vandales, à la conquête byzantine s’est fondue dans la population locale majoritairement Berbère et Numide (plusieurs millions). Le dernier roi vandale Hildéric est battu au cours d’un combat contre les Berbères des chotts de Gafsa.
C'est l'occasion attendue par Justinien de Byzance, empereur d'Orient. En 533 son général Bélisaire réduit rapidement à néant l'état Vandale (Batailles de Ad Decimum et Tricamarum) et repousse les Berbères sans arriver à les vaincre. Par crainte de nouvelles invasions Vandales et des attaques Berbères, les Byzantins construisent des forteresses dans de nombreux endroits sur le territoire comme à Béja, Sbeitla, Thelepta, Justiniapolis-Sousse, Dougga, … La paix et la prospérité reviennent. L’Eglise Catholique persécutée par les autorités vandales, de religion chrétienne arienne, est restaurée et retrouve son prestige, mais des querelles surgissent entre les chrétiens de l’Eglise Catholiques de Rome et les Chrétiens de L’Eglise d’Orient de Constantinople à laquelle appartiennent les Byzantins. Des abus de toutes sortes des militaires et nobles byzantins (fiscalité écrasante, accaparement forcé des terres, tentative d’imposée leur langue byzantine (grecque) aux habitants qui parlent le latin et/ou le berbère, ...) entretiennent un esprit de révolte permanent parmi la population.
C’est l’agitation des tribus berbères qui préoccupe Bysance, la forçant à envoyer constamment de nouvelles troupes et à les entretenir pour contenir ces tribus rebelles. Les Berbères infligent souvent des défaites aux troupes byzantines, la plus connue est celle que le prince Berbère Garmul, roi de Mauritania, inflige aux Byzantins en 571. Sous le règne de Maurice Tibère (582-602) Carthage est directement menacée, forçant les Carthaginois à payer un tribu au chef des troupes berbères pour acheter la paix, se qui sauve provisoirement la ville.
En 640, des Chrétiens et des Juifs d’Egypte, refusant de se convertir à la nouvelle religion Mahométane, se réfugient en Afrique du Nord et en Nubie.
Les rapports entre Byzance et ses provinces d’Afrique du Nord sont au plus mal.
En 645, le patrice Grégoire, qui gouverne les provinces d’Afrique du Nord, se proclame empereur et coupe les liens avec Byzance.
C’est ce qu’attendaient les califes des territoires musulmans, qui comme Justinien 1er attendait la chute des Vandales pour se lancer à la conquête des territoires Vandales, en 647, ils autorisèrent Abdallah Ibn Séid, gouverneur d’Egypte, à attaquer l’Ifrikiya, les premières attaques sont repoussées par Grégoire qui est aidé par les Berbères, Grégoire est tué dans un combat à Sufetula (Sbeïtla). Les troupes musulmanes quittent contre rançon le territoire et après avoir livré le pays au pillage, laissant quelques années de répit aux Byzantins de Grégoire. Sous la direction de Mu’awiya un deuxième raid musulman à lieu dans les années 664-665 et défait l’armée byzantine. En 668, Okka Ibn Nafâa, chef de l’armée musulmane, fait la conquête du sud de la province Africa. La ville de Kairouan est fondée en 670. De 683 à 686 Koceïla, un chef maure chrétien, organise la résistance contre les envahisseurs orientaux. Il entre vainqueur à Kairouan et devient maître du pays pendant 3 ans. Koceïla gouverna sagement le pays, sans persécution ni injustice envers les rares musulmans restés en Tunisie. Il sera tué à Mems près de Kairoua, dans un combat contre de nouvelles troupes musulmanes venues d’Orient et menées par Zohaïr Ibn Kaïs en 686.
Une reine guerrière berbère zénète des Aurès, la Dihya ou Damya, en arabe la Kahena ou Kahina, combattit au coté de Koceïla, certains disent que la Dihya était de confession juive et d’autres de confession chrétienne, Ibn Khaldoun quant à lui, sans donner de religion à la Kahena affirme que les Zénètes étaient chrétiens. A la mort de Koceïla, Dihya prend la tête de la résistance, elle procéda à la réunification de nombreuses tribus berbères dans la partie sud et orientale de l’Afrique du Nord. Elle défait par deux fois la grande armée des Omeyyades grâce à l'apport des cavaliers des Banou Ifren.
Après le renforcement des troupes musulmanes, en 693, Hassan écrasera les troupes berbères commandés par Dihya.
Dihya s'engage une dernière fois dans la bataille en 702 à Tabarqa. La défaite des troupes de Dihya serait en partie due à la trahison par Khalid, jeune Arabe que la reine avait épargné et adopté selon la coutume de l'anaïa (protection) en vigueur chez les anciens Berbères. Elle fut capturée. Puis, elle aurait été décapitée dans les environs d'El-Djem et sa tête remise au calife qu’il jeta dans un puits appelé depuis « Bir el Kahina » (le puits de la Kahina). Elle était agée entre 60 et 70 ans.
En 695, Hassan Ibn Nooman s’empare de Carthage que les byzantins reprendront en 697 grâce à la flotte envoyée par Constantinople.
En 698, La Carthage Byzantine est finalement battue par Hassan Ibn Numan, de Kairouan, à la tête d'une armée de 140 000 hommes qui finit par détruire Carthage tout comme les Romains en 146 av. J.-C.. Tunis prend la place de Carthage. La destruction de l'exarchat de Carthage marque la fin de l'influence romaine et byzantine en Afrique du Nord, et la montée de l'islam au Maghreb.
Et Bizerte dans tout cela ! ! !, Ces habitants suivront le cours de l’histoire, mais la ville restera un port de commerce. En 661, la ville est conquise une première fois par les musulmans qui lui donne le nom de BenZert.
L’Afrique du Nord passe sous domination des Omeyyades, une dynastie de califes sunnites qui gouvernèrent le monde musulman de 661 à 750, établissant leur capitale à Damas. Par transposition le nom Africa est remplacé par Ifriqiya.
A SUIVRE ...






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